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Drongo de Mayotte en parade dansante


Dicrurus waldenii (Schelgel, 1865) : Drongo de Mayotte

On le nomme en Shimaorais : Marimudu et en Shibushi : Lairuvi 
Un visuel en vidéo, pour mieux apprécier les parades dansantes de ces oiseaux. Après avoir arrêter la musique du site sur la gauche, écoutez et regardez en grand écran.

Il ne s'agit pas d'une parade nuptiale, mais d'une "danse". Ils se prêtent à ce jeu tout au long de l'année, afin de renforcer les liens du couple qui restera fidèle toute la vie. 

 



Ordre : Passériformes

Famille : Dicrucidés

Photos également visibles sur ma galerie Oiseaux.net
 

Eulemur fulvus mayottensis

Les voilà, mes amours de Mayotte !!!

Eulemur fulvus mayottensis, le maki de Mayotte. L'emblème de cette île qui n'a, pourtant, pas la vie facile ! 

Certains se souviennent peut être de l'affaire des makis de l'îlot M'Bouzi, Réserve naturelle, dernière forêt primaire, forêt sèche. L'association Terre d'Asile, les y amenait pour les soigner et les "protéger" des Mahorais. L'attitude de ces derniers est inacceptable et barbare ! Ils n'hésitent pas à les tuer, torturer ou à leur brûler les pattes parce que ces petits lemurs s'approchent de trop près de leurs plantations. Sauf que, comme à l'accoutumée, c'est l'homme qui prend place sur un territoire déjà occupé, ici par Eulemur fulvus mayottensis !

Malheureusement, la population de cet îlot est très vite montée en flèche, attirant les rats, ce qui avait et a un effet très néfaste sur les populations d'oiseaux nicheurs

La question, l'année dernière, était de savoir quoi faire de ces 700 makis. Cela a soulevé la colère, puis la honte et l'horreur, puisque notre gouvernement Français évoquait, un temps, l'euthanasie. Finalement l'association MKZ (Maecha Komba na Zombe, dont nous sommes membres sympathisants) a réussi à obtenir le droit à la stérilisation des femelles de l'îlot.

Le jour où les membres de l'association ont voulu se rendre sur l'îlot (par leur propre moyen car les Naturalistes de Mayotte leur ont refusé TOUTES aides) c'est une centaine de makis empoissonnés qu'ils ont trouvé ! Chercher des coupables à Mayotte, c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin.....MKZ a bien sûr porter plainte.

Les makis sont présents sur Grande Terre uniquement, il va de soit que des individus sur Petite Terre soulèveraient le même problème que sur l'îlot M'Bouzi.

En attendant, autour du Gîte du Mont Combani, c'est un régal. S'assoir un instant et attendre peut s'avérer, de suite, excitant. Durant la période des mois de septembre octobre, les makis n'ont pas grand chose à se mettre sous la dent. Le Gîte peut leur donner quelques bananes de temps en temps, mais ils préfèrent les garder pour les clients. Alors quand deux bipèdes aux têtes sympathiques, s'approchent, on regarde avec intérêt et c'est la fête ! 




La présence du Eulemur Fulvus Mayottensis ou Comba (appelé de cette façon sur l’île) a été signalée pour la première fois au XIXème siècle. 

Il est vraisemblablement originaire de Madagascar, où vit encore Eulemur fulvus fulvus, ou Maki brun, dont il s'est peu à peu différencié.




Un maki dans cette position, assure une arrivée sur vos épaules en moins de 30 sec. Très attentifs à nos faits et gestes, des fois que quelque chose d'intéressant sorte par magie du sac à dos.... 



Pour vous rendre compte des ressemblances avec un autre espèce endémique de Mada, Roger qui a eu la chance de les rencontrer sur l'île de Madagascar, m'a permis d'ajouter à cet article, deux de ses photos.Vous pouvez accéder à son article en cliquant ci-dessous. Son site se trouve également dans le pavé "COTÉ OCÉAN INDIEN". Ici, Eulemur coronatus.





Sachez que nous parlons Maki ! Oui, cela fait rire ;-) mais ils émettent un son guttural qui est très facile à imiter. Nous partions, avec eux, dans des dialogues sans fin ! 

Héronnière parisienne en février - 2


Ordre : Pélécaniformes
Famille : Ardéidés

Réhabilitation des nids

L'hiver n'est pas fini, mais les intempéries ont déjà bien secoué les nids. Pour pouvoir accueillir 3 ou 4 nouveaux arrivants, dès le mois de mars parfois, il faut s'y atteler de bonne heure. En espérant que cette année, les premiers jeunes ne périront pas du froid et du manque de nourriture.

Il n'est pas évident de tout apercevoir de cette héronnière en plan rapproché, voici donc une petite vue de loin, avec sur ce côté de l’ilot, quelques nids visibles.






trois nids bien visibles sur ce cadrage, il s'agit des nids numéro 1,2 et 3 de la photo précédente. 
Des branches, toujours des branches, mais profitons-en pour dévoiler un peu l'intimité d'un couple car d'ici un à deux mois, il y aura......les feuilles :))


Les journées sont toujours rythmées par les allers et retours au nid, avec de nouvelles branches.


Ici nid numéro 4







Atterrissage tout en douceur, on se demande d’ailleurs comment un échassier si grand, arrive à se poser en délicatesse sur des branches aussi fines. On arrive pour repartir aussi vite.










Enfin quand on décide de se reposer un peu.....





...voilà que des voisins (indésirables) s'aventurent à l'étage du dessous. Foulques macroules, Gallinules poules d'eau s'approprient aussi le RDC, pour se trouver un endroit tranquille où nicher. Cela a tendance à énerver un peu notre Héron cendré du 1er !




Aventures à suivre ...

La flore du Gîte du Mont Combani - 2


En se mettant sur les "balcons" du Gîte pour boire notre jus de Carambole et de Baobab, les petits flamboyants ou Orgueil de Chine, sont juste sous nos yeux. 

Caesalpinia pulcherrima et Tsara vulu keli en Sibushi et Shimaorais.

Famille des Caesalpiniaceae, il est originaire des régions tropicales chaudes d'Amérique. C'est l'emblème de la Barbade.












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À quelques mètres seulement, un peu plus loin, en arrière plan on aperçoit  à nouveau Petite Terre. Juste devant l'appareil Alpinia zerumbet  appelé parfois gingembre coquille ou gingembre papillon. Famille des Zingiberaceae










Décortiquons un peu cette photo de Petite Terre. De gauche à droite : la Centrale Thermique des Badamiers, la fumée est l'emplacement où l'on incinère les poubelles, les ronds blancs un peu plus au milieu sont les "Grandes Oreilles" de Mayotte, enfin à droite le Rocher de Petite Terre avec la Barge qui traverse. En parlant de Barge, vous pouvez la voir ou revoir en 1 Clic*

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En contre bas du Gîte, Etlingera elatior, les roses de porcelaine. Magnifique texture, elles se dressent fièrement sur leur grande tige et peuvent former un magnifique rideau de végétation. 

Famille des Zingiberaceae, originaire de Malaisie. La feuille peut atteindre 4 à 5 mètres de hauteur selon les régions. Sa fleur est l'une des plus spectaculaire des espèces tropicales, car on la croit artificielle au premier regard, tant elle est parfaite. Les variétés les plus courantes sont de couleur rouge vif, une autre porte des fleurs roses. Quand sort un bourgeon, un parfum surprenant s'en échappe.





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Plumeria, le frangipanier. Famille des Apocynaceae. Le frangipanier, quelque que soit sa couleur (les différentes variétés de Plumeria donnent des fleurs allant du jaune au rose), nous inondent de leur parfum, en ville ou en forêt. Ajoutez la beauté et la finesse de ses fleurs, vous obtiendrez un mélange des plus exotiques.



Plumeria acuminata, aux fleurs blanches à centre jaune, les plus parfumées.



Plumeria Rubra

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En bordure des petits chemins qui mènent sur différents étages du jardin, on trouve ça et là ces petites fleurs blanches, plante vivace à bulbe, pas plus grandes que nos Edelweiss. Pancratium zeylanicum, Lys de Ceylan ou Fleur de pluie (En effet cette plante fleurit pendant toute la saison des pluies). Plus exotique encore, on la nomme Shirungu maera en Shimaorais.

Famille des Liliaceae, elle est originaire d'Inde et de différentes îles de l'océan Indien.





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À la sortie du Gîte (ou à l'entrée, c'est comme vous voulez) les propriétaires ont planté quelques arbrisseaux, qui, avec leurs couleurs variées, mélangées aux tiges et feuilles vertes, offrent de magnifiques tableaux nature.

Catharanthus roseus, la Pervenche de Madagascar, est une plante herbacée pérenne originaire et endémique de Madagascar appartenant à la famille des Apocynacées. C'est un arbrisseau persistant ou une plante herbacée, pouvant mesurer jusqu'à 1 m de hauteur.






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Une fleur bleue que l'on pourrait confondre avec les Pervenches de Madagascar, mais il s'agit de Plumbago capensis, la Dentelaire du Cap. Elle appartient à la famille Plumbaginaceae. Originaire d'Afrique du Sud. Ses tiges sont grêles et diffuses et il peut atteindre 3 à 7 m de haut dans des conditions favorables.






Pour visiter le site du Gîte, si l'envie de passer un mois là-bas avec nous, la prochaine, un clic suffit ;-)