Retrouvez toutes les publications du site en vous inscrivant par e-mail.


Les photos présentes sur ce site ne sont pas libres de droits. Merci de contacter les auteurs.
The photos presented on this site are not free of rights and therefore cannot be used. For more information, please contact the authors :
nathalie.santa.maria@oiseaux.net

Les Martins tristes de Kariani


Acridotheres tristis, Martin triste


Cette espèce originaire d’Inde a été introduite un peu partout dans les îles de l’océan Indien pour lutter contre criquets, guêpes et autres insectes ravageurs. Malheureusement cette espèce en a décidé autrement et s’attaque à autre chose.
Comme toute introduction d’espèce non indigène en un lieu, elle s’adapte plutôt bien, très bien même et prend la place des locales.

L'espèce est présente sur toutes les îles de la Société et à Hiva Oa (Marquises). Elle a été vue récemment à Nuku Hiva où sa destruction est tentée. Aux Tuamotu, elle est présente à Hao. Aux Australes, elle est présente à Tubuai et Rurutu.
On la retrouve sur l’île de la Réunion, sur les Comores et bien sûr à Mayotte. Ainsi qu'en Afrique du Sud, en Australie, Nouvelle Zélande, Iles Salomon, Nouvelle Calédonie, Fidji, ouest des Samoa, Iles de Cook, Hawaï et quelques autres îles océaniques. Bref un peu partout.






Toujours assis au bord du lac avec notre installation de fortune, en voilà un qui s'approche de nous ni vu, ni connu.... Mais je vous rassure, il n'est pas du tout concentré sur notre présence, mais sur les insectes, lombrics et autres.

 
















Les Crabiers blancs de Kariani


Les Crabiers blancs à Mayotte
Ardeola idae, « Shidankahi »


Oiseau rare et menacé car braconné sur l'île de Mayotte. En effet les mangroves où les colonies nichent principalement subissent des pillages à répétition.  En décembre 2013, des équipes de la DEAL, des brigades de polices, du Parc naturel marin, le GEPOMAY (Groupe d'Étude et de Protection des Oiseaux de Mayotte) ont procédé à des opérations de surveillance dans les mangroves de l'île.

En 2011, une colonie complète a été détruite par un acte de braconnage qui constitue une atteinte grave au patrimoine naturel mahorais.
Par ailleurs, les zones humides utilisées régulièrement par le crabier blanc pour se nourrir sont en net recul à Mayotte (drainage, remblai, mise en culture sont autant de menaces pour l’espèce). Selon le Président du Gepomay, l’espèce mérite largement la mise en place d’un plan national d’actions comme il en existe pour les tortues et les dugongs sur l’île.
En attendant, un plan partenarial de surveillance, de suivi et de sensibilisation a été mis en place par le Gepomay et ses partenaires. La brigade nature précise que les risques encourus par les contrevenants braconniers (destruction de héronnière, possession de l’espèce ou de ses œufs…) sont lourds : un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende. (info : Un oiseau sous haute surveillance, http://gepomay.fr )


Alors à cet instant, plus un bruit. Interdiction d'éternuer, de prendre une bouteille d'eau dans le sac ou de secouer les mains pour éloigner les moustiques ! Ce n'est pas tous les jours que les Crabiers blancs sont devant nous !


















Les juvéniles sont, eux, bien plus loin sur le lac. Les photos ont été de ce fait assez recadrées.







Lac Kariani et Gallinules poule-d'eau



Ce lac d'eau douce présente une surface de 5 ha en saison des pluies qui se réduit à 0,25 ha en fin de saison sèche.



Quoique temporaire, le lac de Kariani représente l'unique lac d'eau douce de Mayotte. L'éloignement de toute construction ou infrastructure confère au site un havre naturel propice au repos des oiseaux d'eau.


Cris d’oiseaux, nénuphars, libellules, diversité infinie de verts : le tour du lac Kariani (Dziani Karihani en shimaoré), près du village de Tsingoni, est une balade étonnante.

Les Gallinules poule-d'eau sont aussi nombreuses que dans notre métropole. Certaines Talèves d'Allen s'y mélangent, mais elles restent renfoncées dans la végétation.




Assis au bord du lac, à l'ombre des palmiers et bananiers et sous nos chèches de camo, nous avons profité de ces instants uniques au milieu de la nature et rien d'autre.











Oup's, y'a du vent ! ^^



Nous retrouvons notre ami le castagneux, toujours aussi farouche, lui ! 




Et au loin, ceux qui feront l'objet d'un autre article, des hérons endémiques.



Champ d'ananas au-dessus de Moya





Un réveil sur Petite Terre, aujourd'hui nous ne bargeons pas. Nous restons sur place. 

Retournons faire un tour au-dessus des plages de Moya. Le sentier que nous empruntons traverse les champs de paysans. Derrière les tiges de manioc, ce sont des champs d’ananas qui fleurissent la terre nue et chauffée par le soleil brulant.
















Les Roussettes de Mahabou


Nous ne pouvons pas quitter les jardins de la Pointe Mahabou, sans s'arrêter sous les kapokiers, arbres dortoirs des Roussettes et garde manger !


Pteropus seychellensis comorensis, Roussette de Mayotte

ou chauve-souris de Livingstone




 De loin, cela donne des taches noires dans les branches qui se mélangent aux fruits.







ça dort, ça se chamaille et ça mange ! Drôles et attachantes roussettes.










Pour en voir vous tirer la langue c'est ce lien


" Colverts apnéistes "



Le dernier numéro de l'Oiseau Mag de la LPO, fait référence aux colverts apnéistes. (Yves Thonnérieux, L'Oiseau Mage, p86)

Des photos que nous avions prises au Parc forestier de la Poudrerie, illustrent cet article que je ne fais que reprendre ici.









" Les oiseaux que l'on croit le mieux connaître réservent des surprises en s'affranchissant de leur comportement  habituel. 

En tant que canard barboteur, le colvert s'alimente classiquement à même la surface ou par basculement du corps et allongement du cou sous l'eau pour prélever de la nourriture subaquatique : effet comique garanti, croupion orienté vers le ciel ! 
Paul Géroudet - notre maître à tous - écrit ce qui suit "(...) Les adultes n'usent de la plongée que rarement, parfois pour jouer ou se nourrir, et surtout quand une blessure ou la mue les empêche de fuir en volant". À la différence d'un vrai canard plongeur  (du type fuligule), les pattes du colvert ne sont pas positionnées suffisamment en arrière pour optimiser l'impulsion d'une immersion intégrale. C'est ce qui donne ces gerbes d'eau si graphiques aux images : de toute évidence, l'effort déployé pour rejoindre le fond ne semble pas négligeable...

Mais le colvert, en véritable opportuniste qu'il est, s'avère capable de s'adapter à de multiples situations. Le dynamisme de l'espèce dans une aire mondiale de répartition extrêmement large n'est peut-être pas étranger à cette plasticité comportementale. "










Mais certain reste dubitatif ! ^^



Parc forestier de la Poudrerie (93)


Castagneux et transparence



Tachybaptus ruficolli, Grèbe castagneux 

Ordre : Podicipédiformes
Famille : Podicipédidés


Regardez bien ses pattes, amusantes non ?



Un clic de JC et le voilà intrigué.  

 



Enfin je parviens à l'avoir en plongée.
Il nous faudrait équiper la GoPro sur un manche pour filmer sous l'eau.... mais pas le temps.... 








Haute Île (93) 
 
Bonne fête du travail à tous !