Photographes Nathalie et Jean-Claude Tichit. Les photos publiées sur ce site sont soumises aux droits d'auteurs. Pour nous contacter : nathalie.santa.maria@oiseaux.net

Une dernière envie d'aventure ?

Et quelle aventure ...

Kenya : Jour 25
Direction Magadi

Après 5 heures de voiture, le retour sur Nairobi s'est bien passé. La biosphère d'Amboseli ou les embouteillages de Nairobi ? Hum... Le temps de s'organiser pour une ultime aventure, d'avoir éparpillé guides et cartes sur la table du salon et avoir essayé en vain de trouver un endroit où dormir (oui ce serait mieux quand même), la soirée est déjà finie. Une bonne nuit nous donnera peut-être l'envie de s'y rendre car nous n'avons rien pour dormir et je doute de cette escapade.


Finalement c'est avec 4 litres d'eau et juste de quoi grignoter (belle erreur) que nous partons pour Magadi. 100 bornes nous séparent de la maison, pas beaucoup. Oui mais cela fait quand même 3h de routes (oh oh, les amis, nous sommes au Kenya, souvenez-vous ^^). 3h c'est le minimum ! Nous avons bien mis 5 heures. Pourquoi ? Parce qu'on ne sait par quel miracle (ou quel malheur) nous avons attéri dans le plus grand bidon ville d'Afrique de l'Est en quittant Nairobi. AAAhhhhhh, elle est loin la belle savane, moi j'vous l'dis ! 

Observés comme des étrangers, épiés par les habitants et rackettés pour passer un pont barré par des jeunes avec de grosses pierres, on a eu comme une envie de faire demi tour même après avoir perdu 1 heure. 
La suite n'est pas mieux. Une route pourtant bitumée (ah oui, ça, c'était avant c'est vrai) devient un jeu d'adresse à la conduite. Quel enfer. 1 heure de plus en moins, enfin vous avez compris quoi ;-) Heureusement, on arrive vite loin de tout et les paysages nous font déjà oublier ces drôles de mésaventures.






Mais il ne s'agit pas de trainer car nous devons trouver un toit pour dormir. Il est déjà 16h30 et la ville de Magadi et son usine de sel nous apparaît seulement au loin. Dans moins de deux heures il fera nuit.

En effet Magadi c'est d'abord un lieu où l'usine Tata Chemicals Factory exploite le sel. Cette ville est gérée par la Magadi Sacco, une société d'épargne et de crédit. Cette société c'est un peu celles de grandes entreprises en Asie (pour ne pas les citer) qui possèdent tout.  À Magadi, Magadi Sacco Society possède une école, un supermarché (que nous n'avons jamais trouvé), des logements tous identiques, un médecin, un espace vert et un club de foot. Ah oui et des agents qui nettoient toute la ville aussi, enfin bourgade.

Avant de s'arrêter au poste de gardes pour y décliner identités et le pourquoi de notre venue, et oui ne rentre pas à Magadi n'importe qui, nous trouvons de chaque côté de la piste des miroirs d'eau avec une belle colonie de Flamants nains, cela tombe bien car c'est aussi ce que nous sommes venus chercher.

La toute petite ligne rose en fond est, même si vous ne la voyez pas, une colonie de flamants.

Finalement, pas de nuit possible sur Madagi. Le seul camp, géré par le club de foot et donc... la  Magadi Sacco Society si vous avez suivi, est fermé. Nous voilà bien. Le président du club de foot nous indique un camp sur Ol'Kimaratian. Aussi difficile à prononcer qu'à écrire et dit par un Kényan parlant anglais avec un accent Swahili .... imaginez le tableau.

Il nous explique qu'il faut passer les deux lacs (ok), grimper sur la montagne (???) et rouler une vingtaine de kilomètres. Il a eu le chef masaï du camp au téléphone, ce dernier est fermé mais il ouvrira le camp pour nous, juste cette nuit (???)... Alors là, ma confiance s'envole petit à petit avec mes espoirs de voir ce beau site demain matin. Sauf qu'il est impossible de repartir sur Nairobi, JC est crevé et rentrer de nuit c'est du suicide. Alors on y va.

Nous devons traverser la voie de chemin de fer qu'utilise l'usine Tata pour acheminer son sel. Justement il y a un train. Et chose amusante, imaginez-vous que c'est en préparant la photo qui suit que j'ai reconnu ce p'tit bonhomme sur sa mob. Ah celui-là, on lui doit tout. Ne l'oubliez pas, c'est la clé de la soirée !

Usine de produits chimiques  Tata Chemicals Factory


Ces monticules blancs ne sont pas de la neige mais du sel, des mètres d'épaisseur de sel.


Nous avons traversé ce qui était en 2011 un lac salin. Il ne reste que du sel. Nous avons escaladé une piste assez chaotique et d'un beau dénivelé. Serait-ce ça la montagne ? ^^

Mais nous n'avons rien vu pour le moment, ni en beauté du site, ni en montagne à escalader, ni en émotions fortes...Parce que montagne, il y a bien à escalader et émotions, il va y avoir ;-)

Commentaires

  1. Un article bien différent mais qui montre aussi la réalité du terrain, l'aventure n'est jamais loin et le danger pour les "étrangers" aussi... j'ai moi aussi vécu de belles frayeurs en partant seul au bout du monde (Indonésie), les moments étaient forts dans tous les sens du terme. Merci pour ce témoignage à vous deux, bise.

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  2. Bonjour Nath,
    Quel début d'aventure, là on sent que sur la fin du voyage vous n'avez pas envie de quitter le Kenya sans tenter encore quelque chose ... Mais où allez vous donc passer la nuit ? Les photos de cet article sont très belles, alors bien sûr ce n'est pas la savane et sa vie sauvage, mais elle nous montre un autre côté du pays ...
    Tata ça me disait quelque chose, c'est bien l'entreprise indienne qui fabrique aussi des voitures ? Il y a bien longtemps on avait visité une de leurs usines en Inde justement. A l'époque des photos argentiques collées sagement dans un album.
    PS. Je t'ai envoyé d'autres photos de notre mangeoire par e-mail.
    Bises.

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    1. Salut Régine,
      Déjà, rester le cul sur une plage ou au bord d'une piscine ce n'est pas notre truc, alors oui si on peut voir autre chose du Kenya que la savane et les forêts Sub-Saharienne, on prend. Et on est loin d'avoir tout vu dans ce pays.
      Tata ne fait que du sel au Kenya, mais pourquoi ne pas faire autre chose ailleurs ? ;-)
      Merci pour le mail.
      Bises et bonne journée.

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  3. oups ben dis donc quelle douche froide... c était pas gagné "c't'affaire" bisous

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    1. Et c'est loin d'être gagné encore à cette heure ;-)
      Bises.

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  4. Tu as l'art de raconter les histoires, et j'ai hâte de connaître la suite. Bon oui je compatis, mais en même temps tu me passionnes. Vite la suite! :-)

    Bises Nath.

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    1. Ton enthousiasme fait plaisir Caro.
      Bises et bonne soirée.

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  5. bonjour Nathalie
    un univers bien différent de l'animalier....!!!
    bonne journée, amitiés, maurice

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  6. ce que tu décris je l'imagine aisément ! on voit assez de reportages sur les chaines spécialisées pour savoir que ce n'est pas le monde des bisounours . vous avez un sacré courage pour affronter tout cela, je baisserais les bras vite fait.
    y'a donc plus de lac, bientot plus de sel, et les asiats vont repartir en ayant tout pillé.
    J'attends la suite avec impatience et je tends le dos !!!

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    1. Il faut se faire violence et braver les éléments pour voir de belles choses parfois mdrrrr. Enfin je fais la fière aujourd'hui, mais je l'étais moins ^^
      Ils se sont déjà bien implantés là-bas les asiats. Même en touristes, ils sont infectes avec la faune sauvage.
      Biz miss

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  7. L'aventure c'est l'aventure !!!! Vivement le prochain article pour avoir la fin ! Tu nous a mis en appétit ! Et comme toujours de très belles photos !

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  8. j'espère que tu vas écrire le récit de vos aventures car crois moi c'est passionnant et comme Caro , j'ai hâte d'avoir la suite .
    donc c'est vraiment fini votre séjour , dommage pour nous , c'était si bien et si beau .

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    1. Salut Ghislaine.
      Cela touche à sa fin oui. Il le faut bien après 11 mois de publication. Si tu aimes il nous faut repartir pour recommencer à publier ici 😉
      Merci de te passionner ainsi.
      Bonne soirée.

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  9. Coucou Nath,
    En voyant ton titre, je me suis dit : Bien sûr que je suis partante pour un petit peu de rab ! Tu penses bien.
    Mais j'ai lu et pardonne moi, mais à te lire, j'en ai rigolé, parce que là, vraiment le sort s'est acharné contre vous. Sur le coup, vous ne deviez en effet pas en mener large ;-(
    Heureusement tout s'est terminé au mieux, sains et saufs et à présent, on peut en rire avec vous.
    Pour ce qui est des asiatiques, surtout si ce sont des chinois, il n'y a pas de raison qu'ils fonctionnent autrement que la manière dont ils se comportent chez eux ou que leur manière de faire sur le sol Tibétain.
    Une suite à venir bien évidemment, et heureusement que tu ne publiais pas au jour le jour de là bas, je te dis pas l'angoisse à attendre de vos nouvelles !!!!!!!!
    Gros bisous et bonne soirée

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    1. Coucou Pascale.
      Tu peux rire oui et je vais t'avouer que je me fends la poire toute seule à écrire mes récits surtout sur cette fin de voyage. Comme toi je voyais les emmerdes s'accumuler, la nuit tomber et rien pour dormir lol.... Quelle histoire 😅.
      Très bel exemple que le Tibet !!!
      Gros bisous et bonne soirée.

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  10. Ce ne sont pas des voyages où l'on se fait mener du début à la fin par un guide, c'est un peu plus compliqué quand on est seuls. Ces moments de vie deviennent inoubliables.
    C'est agréable de voir "l'envers du décor".
    Bises Nath, bonne soirée

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  11. Tu nous tiens sérieusement en haleine, là, et à te lire et voir les photos, on devine que vous deviez être plutôt dans vos petits souliers ! Ça c'est bien terminé puisque tu es là pour raconter, mais j'imagine que, sur le moment, vous ne deviez même pas sourire !
    Bises à tous les deux et bonne soirée.

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  12. Oh que oui toujours prête pour suivre vos aventures et à ce que je v ois pas toujours faciles. Et il y a toujours un endroit et un envers..
    J'attends la suite...
    bisous tout plein et bonne journée
    chatou

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  13. Difference, but I love the paramount you shown us. And the Flamingos, so many there.

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