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Cratérope fléché Turdoides jardineii Arrow-marked Babbler


Les francolins n'étaient pas les seuls sur le spot de Ruto. L'ordre des passériformes était bien représenté, 5 espèces plus ou moins colorées, plus ou moins nombreuses, plus ou moins farouches, mais toutes, très photogéniques. Si JC est assez raisonnable et qu'il profite de la pause petit-déjeuner pour le prendre, de mon côté c'est plus difficile. Poser le boitier m'est presque impossible et si tel est le cas, il ne reste pas longtemps sur les sièges arrières. 




Les francolins sont de sortie ! Attention ça pique ☺


Vous comprendrez plus loin pourquoi j’écris "Attention, ça pique", mais non, cela ne pique pas ;-) 
Nous abandonnons donc l'idée de faire une pause petit-déjeuner (et autre) sur le territoire de sieste matinale de cette famille de lions. Finalement on peut encore attendre un peu, mais pas trop ! 
Ruto arrive sur un second spot, au bord de la rivière Mara. Ne pas faire pipi non plus au bord de la rivière, hippos et crocos surveillent. 

Cette fois, on est libres. Libres de poser un pied sur la terre bouillante de la savane, libres d'aller se cacher derrière les buissons (épineux), libres d'en prendre plein les yeux sans carrosserie et surtout, on comprend vite pourquoi Ruto nous parlait de paradis.


Bécassine des marais Gallinago gallinago Common Snipe



L'hiver est une bonne saison pour avoir droit au charmant défilé des Bécassines des marais. La voici en France bien sûr et non au Kenya, même si celle-ci y est présente.







À la recherche d'un coin tranquille


Nous approchons du paradis promis par Ruto. La route est certes bonne mais trous et bosses se succèdent ce qui n'aide pas à nous faire passer l'envie de faire la pause pipi. Arrivés sur un coin potentiellement bon pour Ruto, nous espérons cet arrêt pressant et devenant obligatoire ! Mais ... raté ! Ce n'est pas ici que les buissons de la savane verront mes fesses ^^ 


Ruto nous dégote un trio de lion. Mâle, femelle, lionceau déjà bien avancé dans l'âge. Alors pour le pipi, dommage !


Grands et petits. Des passereaux aux grues en passant par les francolins.


Les amoureux des félins ont été gâtés ces temps-ci. Pas de publication d’oiseaux depuis une bonne semaine. C'est anormal ! ^^ Alors je pense aussi aux amoureux des oiseaux en vous offrant une longue série, mélangeant les espèces, que nous avons observées les unes après les autres sur le chemin menant à la rivière où nous avons petit-déjeuné. Un endroit, nous dit Ruto, paradisiaque pour nous, amoureux des oiseaux. Ah bon, encore un ? Mais nous sommes partout au paradis.





Les peluches du Masaï Mara.


Observer, photographier ? Je ne vous cache pas qu'il est difficile de choisir dans ces moments là. À deux, on en prend plein les yeux. On s'échange les boîtiers pour que chacun puisse en profiter au maximum, c'est si rare (du moins c'est ce que l'on croit à cet instant). Cette grosse demi-heure passée avec les lionnes et lionceaux nous a semblé durer la journée. Comme si le temps s'était arrêté avec eux et que plus rien ne comptait autour, pas même la faim qui à 9h15 commence à se faire entendre. Ce n'est pas non plus pour déplaire à Ruto qui s'en met plein les yeux lui aussi. Par moment, il se retourne, nous regarde avec ses yeux pétillants et lève les pouces en l'air comme pour nous dire "Ah ah, you are very happy no ?! Welcome to Masaï Mara savanna my friends" 



Lionnes en chasse, une nouvelle tentative.


Cette fois-ci, nous sommes bien sur la terre des lions. Au Masaï Mara, les lionnes se regroupent à plusieurs avec leurs petits. Cette façon de vivre en petits groupes protègent les lionceaux et les lionnes peuvent ainsi partir chasser seules ou à plusieurs tout en ayant toujours une gardienne disponible à la surveillance des jeunes.

À cet endroit, c'est un petit groupe de deux femelles et cinq lionceaux qui nous émerveillent. J'ai séparé ce moment en deux articles, un premier pour une approche globale de la situation, un deuxième pour des gros plans car ces lionceaux sont vraiment de rigolotes et adorables petites peluches !



Zébrures en toute simplicité




Le Prince a quitté les lieux (revoir l'article Un roi sans royaume), nous reprenons notre chemin et observons un petit groupe de Zèbres de Grant où se mélangent adultes et jeunes. Pour une fois, je vous laisse seuls avec eux et vous invite à créer votre propre histoire. ☺






Un roi sans royaume.


Au dernier article, nous vous avions laissés avec l'arrivée de ce magnifique fauve.

Un jeune lion, à la crinière à peine dessinée, marche seul dans la savane, avec ou sans but, lui seul le sait. Il avance, il ère, peut-être dans l'espoir de tomber sur son repas. Mais encore inexpérimenté il ne fait qu'alarmer les herbivores, pourtant encore assez loin de lui. Les sens de ces animaux sont précis et faits pour leur survie. Les Gazelles de Grant et Topis, fidèles aux termitières,  sont en alerte, ils surveillent l'horizon et observent cette silhouette qui rase les herbes brûlées par le soleil. 



Le Marabout d'Afrique de la savane a fière allure ! Leptoptilos crumenifer Marabou Stork



Le 4x4 redémarre et laisse la rivière et ses habitants bruyants flotter tranquillement toute la journée .... comme leurs déjections nauséabondes d’ailleurs ! Le Crocodile du Nil, lui, n'a que faire de ces odeurs et ronflements d'hippopotames. Pour lui, rien ne compte à part un bon bain de soleil sur le sable des rives Mara. Nous laissons donc cet endroit comme nous l'avons découvert, sans traces, comme si notre présence n'avait jamais existé en ce lieu. Le chemin vers le domaine des lions approche, mais en route ... je vous laisse deviner ;-)





Dans la rivière Mara




Ruto a une petite idée dans la tête.

Il nous propose d'aller faire un tour sur le territoire des lions. On est d'accord bien sûr. Mais avant d'aller là-bas, pourquoi ne pas faire un cliché de la rivière depuis la forêt. Souvenez-vous, nous sommes allés voir les Bateleurs des savanes à la lisière de la forêt, alors descendons de voiture et allons jeter un petit coup d'œil en bas.



Sur les côtes atlantiques françaises. Bernache cravant Branta bernicla Brant Goose



Petite parenthèse française au milieu des publications kényanes.

Avant leur départ vers les pays nordiques, il est toujours agréable d'observer les Bernaches cravants, ces jolies petites oies, sur nos côtes. Leur nombre est déjà bien en dessous du pic de janvier, quelques-unes profitent encore de la douceur du Golfe de Gascogne.





Oiseaux de terre


De nombreux oiseaux se nourrissent au sol dans la savane et ailleurs, y compris chez nous. 

En Afrique, les chances de trouver des Sturnidés comme les choucadors ou des Columbidés comme les tourterelles et pigeons sont beaucoup plus grandes si l'on observe au sol plutôt que dans les airs. Certains traînent même leurs pattes au milieu des herbivores. Si nous avons vu des choucadors au milieu de girafes et la différence de taille n'est pas des moindres, ici c'était juste au milieu d'un groupe d'Impalas.


Bucorve et Bateleur, les B&B du moment.


La chasse est bel et bien finie pour les lions ce matin et pour une bonne partie de la journée. Faudrait pas voir à se fatiguer trop avec ces chaleurs. L'ombre d'un arbre leur ira très bien. Mais nous les avons quitté et continuons notre aventure. 

Ça tombe bien car d'autres oiseaux nous narguent depuis quelques minutes, ils volent loin de nous et ça agasse. Ruto sait où aller les chercher, dans les grands arbres en lisière de forêt. Et hop, nous voilà repartis vers la forêt magique. 





Vautours africains, Vautours charognards et Marabouts


Lions, lionnes, zèbres, hyènes, pif ... paf ... boum... blablabla... maintenant place aux vautours :)
Pour ne pas inonder la fin de la chasse des lions de photos, j'ai volontairement omis celles des vautours. Mammifères carnivores et oiseaux nécrophages, ces deux espèces aux beautés frappantes sont dépendantes l'une de l'autre. Les Vautours africains étaient une belle centaine pour une toute petite dizaine de Vautours charognards et je suis gentille. Les voilà en images, juvéniles, immatures et adultes, plutôt calmes après la tempête. Il peut y voir des immatures Vautours de Rüppell dans le groupe, difficilement reconnaissables des africains, je n'en tiens pas compte.




La vie des lions autour d'une chasse dans la savane.


Merci pour vos commentaires enthousiastes qui me confortent dans l'idée qu'une photo vaut toujours son lot d’explications et que le temps passé n'est pas perdu pour tout le monde.
Dans l'esprit d'une petite fille aimant les animaux, je n'aimais pas regarder les documentaires animaliers lorsqu'une gazelle, antilope, zèbre et autres proies tombaient sous les griffes et crocs des supers prédateurs de la savane. Je pensais toujours à cet animal sans défense et peu à la famille qui attendait cette nourriture. Finalement, sans avoir vu toute la scène de chasse, les choses sont bien différentes aujourd'hui. Les herbivores sont partout et il faut le voir pour se rendre compte du nombre qu'ils sont. Les clans de lions le sont bien moins. Toute leur organisation autour d'une chasse, tout cet esprit de troupe, ces observations, ces attentes, assister à tout ceci m'a personnellement fascinée. C'est plutôt à tous les lionceaux photographiés que je pense aujourd'hui. 


Troisième jour au Masaï Mara et toujours Hakuna Matata


Kenya : Jour 5
Quatrième Game drive
En remontant dans les archives de décembre 2016 (en bas du blog), j'ai compté les articles publiés pour une journée au Mara. 21 articles... J'espère ne lasser personne, mais je synthétise au mieux et pars du principe qu'une photo balancée comme ça dans un article ne vaut pas grand chose. J'ai besoin de vous mettre dans les ambiances, d'essayer de vous faire ressentir ce que nous avons ressenti au moment où la photo a été prise et de vous faire imaginer la scène comme si vous y étiez. J'espère y parvenir. Malheureusement, je ne peux rien faire pour rendre les bruits et les odeurs de la savane. 
Nous voilà au 4ième Game drive pour le troisième jour au Mara. Les nuits sont calmes avec les vocalises des hippopotames et depuis peu des Hyènes qui viennent roder autour des tentes. Savez-vous que j'imite assez bien la hyène ? ^^  

En forêt au Masaï Mara


Toutes les petites merveilles rencontrées sur le chemin menant à la forêt sont bien dans la boite. Nous nous calons dans nos sièges et rêvons les yeux ouverts. Sièges pas très confortables car même si Ruto ne conduit pas avec 4 roues motrices sur les pistes plates, cela reste une mécanique de 4x4.

C'est la première fois que nous allons pénétrer dans cette forêt. Jusqu'à présent, nous n'avons fait que la longer. Les seules forêts que l'on pourrait qualifier d'africaines que nous connaissons, sont les forêts primaires et secondaires de Mayotte et de La Réunion. Îles volcaniques, leurs forêts n'ont rien à voir. Alors le mystère reste entier et la magie opère en nous intérieurement. Que va-t-on découvrir dans cette forêt "coupée" en deux par le passage de la rivière Mara ? Comment est la vie dans cet endroit qui semble sec mais où les buissons sont verts ? Va-t-on trouver les Colombars à front nu ?