Photographes Nathalie et Jean-Claude Tichit. Les photos publiées sur ce site sont soumises aux droits d'auteurs. Pour nous contacter : nathalie.santa.maria@oiseaux.net

Mais où sont les oiseaux ?


Une journée de mai, une journée ensoleillée, pourquoi ne pas aller faire un tour dans les marais de notre estuaire, où on aime aller traîner ? Nous y avons déjà fait de très belles rencontres dans le passé, alors ce week-end, nous avons quitté le refuge pour les marais et s'aérer dans la nature.




Mais où sont donc les oiseaux ?

L’estuaire de la Gironde est un des plus grands estuaires d'Europe et, écologiquement, un des plus riches.


Mais le constat est le même partout, les oiseaux, eux, le sont de moins en moins. Le monde n'a, semble-t-il, absolument pas pris conscience de ce qui se trame dans le ciel au-dessus de nos têtes ou dans les arbres, les buissons, les ronciers juste devant nos yeux... partout les rencontres avec nos amis les oiseaux sont de moins en moins nombreuses, les chants se font de moins en moins entendre et le vide autour de nous n'effraie personne. Nous, cela nous donne le bourdon et nous met terriblement en colère, même si la résignation frappe à la porte.


Dans des marais où pourtant on pratique l'agriculture extensive, où les prairies sauvages sont nombreuses et colorées à souhait, où les différents étages de végétations sont présents, où les eaux de l'estuaire ont modelé le paysage, il n'y a presque rien. Je dis presque parce que nous avons quand même vu quelques oiseaux, mais si peu. Pire encore, la héronnière de Hérons pourprés dans la zone basse du coteau a disparu. Des adultes traînent dans les marais, espérons encore qu'ils nichent toujours les parages.

Tarier pâtre - Saxicola rubicola





Bergeronnette ibérique - Motacilla flava iberiae



 Héron pourpré - Ardea purpurea



En arrière plan on aperçoit le coteau très compartimenté par des vallons appelés «combes». La plupart des vallons sont des vallées sèches. Tous présentent un paysage très dénivelé, verdoyant, couvert de bois et, aux trois quarts, de vignes.


Hypolaïs polyglotte - Hippolais polyglotta



Au pied du coteau se situe une zone intermédiaire d’environ 250 hectares, constituée d’anciens marais mouillés. Cette zone est appelée la Prairie. Tourbeux et d’une altitude plus basse qu’en aval, cet espace a tendance à s’affaisser. Une partie de la Prairie est comprise dans la zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de classe 1 (petits espaces homogènes). Sources : Inventaire.poitou-charentes. Estuaire de la gironde


Chardonneret élégant - Carduelis carduelis


 Verdier d'Europe - Chloris chloris



Bruant proyer - Emberiza calandra


Fauvette grisette - Sylvia communis 

sur cage à appelant







Commentaires

  1. oui les écologiste n'arrive pas frapper du poing sur le table, ils ne sont pas entendus
    belles photos qui bientôt ne seront plus
    bises amicales
    lyly

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    1. Pas besoin d'être écolo, il suffit d'être censé et respectueux. Je ne suis pas écolo car je les trouve extrémistes mais cela ne m'empêche pas de me battre pour la nature et de la respecter.
      Bises et bonne journée.

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  2. Coucou Nath,
    Comme tu le dis, tous les amoureux de la nature, tous ceux qui l'observent font la même consternante et effrayante constatation. Je suis également dans une région censée être extrêmement riche en faune, et de la même manière, d'année en année, je vois la nature s'éteindre. Pourtant, j'ai envie de dire que sur la plan environnemental, ce sont encore des lieux assez privilégiés et pas trop bétonnés... mais...
    Et je ne pense pas qu'avec les décisions gouvernementales en matière de pesticides toujours autorisés, l'augmentation de la période de chasse avec le prix des permis réduits de moitié et les silencieux et j'en passe, nous allons parvenir à redresser cette descente aux enfers dont comme tu le dis, tout le monde semble se ficher totalement.
    J'ai l'impression d'entendre le monde chanter à tue tête "Après nous les mouches, après nous le déluge...".
    Affreux cette cage à appelant, ça aussi ce devrait être formellement interdit !
    Le pauvre gibier d'eau lui n'est décidément jamais épargné ;-(
    Vous avez tout de même rapporté quelques photos, oufffff, et je dois le dire, la chasse photographique devient de plus en plus aléatoire, si cela continue ainsi, les photographes nature vont devoir se recycler.... ;-(
    Aller, haut les coeurs, il ne faut pas nous résigner, surtout pas j'ai envie de dire !
    Gros bisous et bonne journée à vous deux.

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    1. Coucou Pascale,
      On est très loin du béton aussi mais cela ne suffit plus. Un coup de fusil, un coup de pelle, un collet, une cage à nuisible et j'en passe ! Comment convaincre les privés quand la France est la risée de l'Europe ? Mais il est plus facile de payer des amendes tous les ans (avec nos impôts) que de faire cesser une bonne fois pour toutes tous les abus que l'on connait...
      Et avec tout ça, les oiseaux africains se ramassent à la pelle dans les filets bordant les côtes, sont empoisonnés, sont englués sur des piquets... quel monde ! Je plains les générations à venir !
      Gros bisous.

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  3. Coucou Nath,

    Tu abordes aujourd'hui un sujet grave, en dehors de tes photos très jolies. J'ai fais le même constat, et je ne pense pas être la seule. J'ai repris mes billebaudes et affûts et j'en arrive tout comme toi, à voir la nature se dépeupler. Déjà dans mon village qui est très étendu et ou on n'utilise aucun pesticide, je vois tout de même beaucoup moins d'oiseaux. Et les hirondelles, qui d'habitude arrivent en avril, ne sont pas venues cette année. Chaque jour je guette leur arrivée et rien. Dans la nature lorsque je suis en affût, je n'entends presque plus d'oiseaux, à part quelques mésanges, et ça me fait froid dans le dos cette terre qui devient stérile de tout habitant. Je fais le même constat avec les mammifères (mais là je sais pourquoi ils disparaissent): beaucoup moins de chevreuils, les renards n'en parlons même pas. Tout cela me désole mais aussi me fais peur. Alors de mon côté j'ai apporté ma contribution en plantant plusieurs arbustes dans mon jardin, car l'hiver les oiseaux sont bien là, j'ai pu le constater encore cet hiver ou ils étaient vraiment nombreux.

    Grosses bises et bonne journée.

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    1. Salut Caro,
      Je parle des oiseaux oui mais tu as raison, combien d'autres espèces disparaissent dans le plus grand silence car martyrisées et détruites sauvagement par l'homme ?!
      Pour les hirondelles, c'est en effet une année noire... à suivre.
      Bises et bonne journée.

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  4. Un bien amer constat, en effet...
    Les oiseaux, les abeilles, les coraux...partout l'homme "moderne" piétine et anéantit...habitats naturels comme espèces à préserver...

    Gros bisous

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    1. Heureusement que quelques jardins font pencher la balance de l'autre côté, ;-)
      Mais si peu.
      Bisous Istariel :))

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  5. Oui Nath le sujet est très grave et si la gouvernement fait sembler de s'y intéresser un tas de mesures catastrophiques sont prises. Et tant que dans les champs on sèmera la mort çà ne peut que s'aggraver. Heureusement vous avez pu prendre une belle série de plumeux et de belles vaches qui j'espère broutent une herbe saine..
    Dans ma commune on a supprimé les pesticides pour les plantes de la commune mais nous sommes entourés de champs qui eux sont copieusement "arrosés". Quand je suis arrivée ici il y a 8 ans je voyais encore des rouges-gorges, des mésanges charbonnières etc...maintenant que des moineaux. Tout cela est bien triste pour les amoureux de la nature.
    Bon début de semaine et des bisous tout plein
    chatou

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    1. Bonjour Chatou,
      Tu as de la chance de voir des moineaux dan ton village !
      Les produits phyto ont été interdits dans toutes les communes de France, certaines avaient devancé la loi en prenant de l'avance, certaines traînent encore les pieds....Mais côté agriculture, on n'est pas rendu et les particuliers, je ne t'en parle même pas !
      Bisous.

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  6. Bonjour Nathalie, je suis aussi admiratif de cette série nature régionale que les voyages du bout du monde, le dépaysement est certes moins frappant mais nous avons aussi de belles régions à montrer... tu vois ils étaient là et ont posés pour toi, belle diversité d'espèces en tout cas. Excellente continuation, bisous.

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  7. Hi. Thanks for the wonderful photos. But worries must be about the future. People are destroying so much wildlife. Argg ......

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  8. Beautiful images, but, it is a bad place that kill off the birds, yes, it is fault of humans.

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  9. Bonjour Nath
    De belles photos de la nature !
    Dommage pour la rareté des oiseaux
    Bonne journée ! (Daniel)

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  10. bonsoir Nath
    c'est quoi cette cage à appelant ? je n'en ai jamais entendu parler .
    de belles photos de notre campagne avec ces vaches dans les fleurs et pour les oiseaux , oui, il faut les chercher maintenant .
    je craque devant ce petit hypolaïs qui chante , je l'ai photographié ce matin .

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    1. Bonsoir Ghislaine,
      Tu mets un oiseau (canard ou passereau) dans la cage (d'où la paille et la bouteille plastique pour l'eau) tu attends que son copain arrive et PAF !

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  11. Hi Nathalie,
    This appears to be happening all over the world, we are destroying habitat the that holds these beautiful creatures, why are we the only ones that take note..
    All the best, John

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  12. Très jolie série oiselle mais oui, même constatation partout, quelle tristesse.
    Entre les pesticides, INSECTICIDES, destruction de l'habitat, pollution lumineuse, chasse, filets en Afrique du nord, les oiseaux n'ont plus aucune chance et chaque qui s’éteint ne reviendra jamais. L'homme est vraiment criminel, c'est terrible....
    Bises et bonne fin de semaine quand même à vous deux :)

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  13. Rien à rajouter de ce qui a été dit, je fais le même constat.
    L'homme est un fléau qui détruit tout. Ici, ils piègent les corbeaux dans ces cages et les ragondins :-(

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  14. Coucou Nath,
    Très belles photos de ces oiseaux du marais, j'aime autant les passereaux que le héron pourpré. C'est bien dommage qu'il ne niche plus dans ce coin. Et oui peu de gens semblent prendre la mesure de l'érosion massive de la biodiversité, les politiques quels qu'ils soient sont toujours dans le modèle de la croissance économique sans fin qui pourtant finira bien par s'arrêter de gré ou de force, les écolos comme tu le dis sont extrémistes et ne s'attaquent pas forcément aux problèmes les plus graves mais à ceux qui ont la meilleure audience auprès du public ... comme la sortie de nucléaire ou l'arrêt de la chasse à courre, par exemple. Alors que l'urgence serait d'arrêter d'arroser toutes les cultures de pesticides et de reconstruire le bocage au lieu de le détruire ... Au lieu de cela le gouvernement multiplie les faveurs aux chasseurs (qui sont pourtant les mieux lotis d'Europe), plante des éoliennes à tout va y compris en forêt et dans les marais (sais-tu qu'un projet de 30 à 35 éoliennes est envisagé dans l'estuaire de la Gironde justement ?) ... et malgré l'urgence le ministre de l'environnement attend encore pour présenter un plan pour la biodiversité ! Bonne semaine quand même. Bises.

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    1. Bonsoir Régine,
      Un projet inadmissible oui pour cet estuaire classé par de nombreux villages et zones humides Natura 2000, ZNIEFF etc...
      Affaire à suivre. Certaines villes de l'estuaire ont déjà réussi a sortir du projet, tout n'est pas perdu !
      Bises

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  15. J'ai fait le même triste constat cet hiver et ce printemps , beaucoup beaucoup moins d'oiseaux , et pour l'instant les insectes ne sont pas nombreux non plus

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